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Tobias et Daniel, étudiants (Bolzaneto Téimoignages) [fr]
by _._ Saturday, Aug. 11, 2001 at 1:35 PM mail:

Témoignages de manifestants LeMonde: http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3214--212749-,00.html

Tobias, 25 ans, étudiant en géographie à Munich :

"Dans la caserne Bolzaneto, l'un des policiers nous a crié à travers les barreaux : ?Heil Hitler, heil Hitler ! Deutschland, Deutschland !? Je ne sais pas si c'est par moquerie envers les Allemands ou par fascisme.

On sentait un certain sadisme et des méthodes de torture quasi professionnelles. On a passé deux nuits sans dormir, samedi et dimanche, et sans presque rien manger. Toute la nuit, il y a eu des bruits de coups, des cris, sans que je sache d'où cela vienne. Peut-être était-ce un enregistrement destiné à nous déstabiliser.

Nous n'avons eu aucune possibilité de contacter l'extérieur, ni un avocat ni nos familles. Parmi les jeunes, personne ne parlait vraiment italien, il était très dur de comprendre les policiers. Le lundi, les hommes ont été transférés vers une prison à Pavie, les femmes vers Voghera."

Daniel A., étudiant berlinois :

"Je dormais au premier étage de l'école Armando Diaz, lorsque mes amis m'ont réveillé. J'ai vu la police débarquer dans l'école. Du premier étage, on a d'abord entendu des cris et des coups montant du rez-de-chaussée. Puis quelques policiers sont montés. Entre vingt et trente personnes se sont rassemblées dans le couloir, debout et les mains levées pour faire comprendre que l'on était prêts à ne pas bouger, à rester pacifique. Mais la police a commencé à frapper de manière très systématique et sans retenue. Ils frappaient sur la tête, au ventre, sur les membres, les hommes comme les femmes. Ils portaient un foulard rouge, un casque. Je ne comprend pas grand-chose en italien, mais j'ai entendu qu'ils criaient "bâtards, bâtards". L'un deux m'a frappé de deux coups de matraque, très violemment. J'ai commencé à beaucoup saigner, ça dégoulinait. On sentait qu'ils voulaient montrer leur pouvoir et étaient pleins de haine. Dans le couloir du premier étage, cette attaque a duré entre cinq et dix minutes. Puis j'ai été transféré vers l'hôpital San Martino. On m'a recousu le cuir chevelu. Le lendemain, dimanche, une heure après un examen qui a permi d'identifier une hémorragie cérébrale, j'ai été opéré d'urgence. J'étais toujours en état d'arrestation : pendant quatres jours, plusieurs flics armés ont fait le pied de grue autour de mon lit, alors que je ne savais même pas pourquoi j'étais là, sans savoir ce que l'on me reprochait."

Propos recueillis par Philippe Ricard

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